Comment calculer le bon taux de rendement locatif ?
Que ce soit pour se constituer un patrimoine, générer des revenus complémentaires, optimiser sa fiscalité ou préparer sa retraite de nombreux français se tournent vers l’immobilier pour diversifier leurs investissements.
Un investissement locatif peut s’avérer très rentable, pour peu que le futur investisseur ait de bonnes connaissances du marché immobilier et des différents critères à prendre en compte. Le taux de rendement est un indicateur indispensable pour comparer plusieurs projets immobiliers avant de faire le choix d’investir. SEDELKA vous explique comment le calculer.
Quelle est la différence entre rendement et rentabilité ?
- Le rendement locatif est un indicateur permettant de connaître le rapport entre le montant des loyers perçus sur une année et l’investissement de départ. Il est simple à calculer, puisqu’il ne prend en compte que deux paramètres :
- les loyers,
- le prix d’achat du bien immobilier.
Dans ce cas, le résultat obtenu est le taux de rendement brut.
- La rentabilité locative prend en compte les loyers perçus, ainsi que l’évolution du prix du logement acheté, se traduisant par une plus-value ou une moins-value. Cette plus-value ou cette moins-value est dite effective si le bien a déjà été vendu, ou latente si la vente n’a pas encore eu lieu. Lorsque le calcul tient compte de la revente, il permet de connaître le taux de rentabilité interne.
Rendement locatif brut, net ou net-net : comment anticiper son taux de rendement ?
Le taux de rendement locatif brut
Le taux de rendement brut, comme nous l’avons vu, prend en compte le montant des loyers générés par la mise en location du bien immobilier, et la valeur de celui-ci lors de son achat. Il se calcule en appliquant la formule suivante :
(Loyer mensuel) x 12 / (coûts d’acquisition) x 100
Pour calculer le taux de rendement brut au plus juste, les coûts d’acquisition doivent englober le prix d’achat du bien, les frais de notaire, ainsi que les éventuels frais d’agence et le montant des travaux de rénovation s’ils ont été nécessaires.
Par exemple, un appartement deux pièces dont les coûts d’acquisition se sont élevés à 200 000 euros et dont le loyer mensuel est fixé à 900 euros a un taux de rendement de 5,4 %.
Ce premier indicateur est indispensable et permet d’estimer rapidement le rendement d’un investissement locatif. Toutefois, il doit être affiné en prenant en compte d’autres éléments, comme les différentes charges et frais ou encore les avantages fiscaux et l’imposition sous le régime du micro-foncier ou du réel.
Le taux de rendement locatif net
Pour obtenir une estimation plus précise du rendement d’un bien immobilier mis en location, il faut également tenir compte des charges et des frais. Ceux-ci réduisent en effet le rendement annuel d’un investissement locatif.
Pour calculer le taux de rendement locatif net, il est nécessaire de décompter du loyer la taxe foncière, les frais de gestion et les charges non récupérables sur le locataire. Il est aussi possible de déduire le coût d’une éventuelle assurance contre les loyers impayés, ainsi que les intérêts du crédit immobilier.
La formule pour connaître le taux de rendement net est la suivante :
(Loyer annuel) – (frais et charges) / (coûts d’acquisition) + (intérêts du crédit) x 100
Reprenons l’exemple du deux pièces acheté 200 000 euros et loué 900 euros par mois :
Si l’on soustrait du loyer annuel 10 % de frais de gestion locative, 1200 euros de charges non récupérables, 1000 euros de taxe foncière et 10 000 euros d’intérêts, le calcul est le suivant : (900 x 12) - (1080 + 1200 + 1000) / (300 000 + 10 000) x 100 = 2,42 %
Le taux de rendement net est plus proche de la réalité, car il tient compte de toutes les charges et frais, ainsi que du coût du crédit.

Le taux de rendement locatif net-net
Cet indicateur permet de prendre en compte tous les éléments précités, ainsi que les charges et avantages fiscaux qui s’appliquent au propriétaire. Chaque situation étant spécifique et dépendant notamment du taux d’imposition, il n’existe pas de formule toute faite s’appliquant à tous les investisseurs.
Il est toutefois possible de déduire l’impôt sur les revenus fonciers en procédant ainsi : (Loyer annuel) - (frais et charges) - (impôt sur les revenus fonciers) / (coûts d’acquisition) + (intérêts du crédit) x 100
Ce calcul ne prend pas en compte les avantages fiscaux issus des différents dispositifs, comme le dispositif Pinel, Censi-Bouvard ou Cosse.
Quel est le taux de rendement locatif optimal ?
Le taux de rendement locatif pouvant varier de manière conséquente en fonction du bien acheté et de son emplacement, mais aussi, comme nous l’avons vu, en fonction des charges, frais, impôts ainsi que du coût du crédit, il est difficile de définir un rendement optimal général susceptible de correspondre à la réalité particulière de chaque investissement. Par exemple, une opération immobilière sera probablement plus rentable pour un investisseur fortement imposé que pour un particulier ayant une TMI faible grâce au seul effet de la fiscalité : LMNP, dispositif Jeanbrun, déficit foncier.
Il existe d’importantes disparités entre les villes. Les grandes agglomérations comme Paris ou Lyon ont un taux de rendement brut inférieur à de plus petites villes de province, car le prix d’achat des biens immobiliers y est beaucoup plus élevé.
Toutefois, la demande locative est telle qu’il peut être tout à fait intéressant d’investir dans une grande ville pour s’assurer une vacance locative plus faible et donc, à moyen terme, une rentabilité plus élevée. Effectivement, la vacance locative peut lourdement peser sur la rentabilité d’une opération immobilière.
À Paris, le taux de rendement brut d’un studio varie du simple au double en fonction des quartiers. Il est de 3,2 % dans le 4ème arrondissement, et de 4,8 % dans le 10ème arrondissement. À Perpignan, le taux de rendement net est de 6,5 %. Il est de 5,6 % à Rouen, de 4,9 % à Rennes, de 7 % au Havre et de 4,7 % à Lyon.
Le taux de rendement est un indicateur à prendre en compte lors d’un investissement, mais il ne doit pas être le seul. En effet, acheter un bien dans une ville affichant un rendement élevé, mais où le prix de l’immobilier est en baisse depuis plusieurs années n’est pas une excellente idée. La probabilité de réaliser une moins-value à la revente est élevée, ce qui diminue considérablement la rentabilité.
De la même manière, une ville peut afficher un taux de rendement élevé, mais présenter une très faible demande locative, ce qui ne permettra pas de réaliser un bon investissement. Il est donc illusoire de se fixer un taux de rendement de 10 %, qui peut cacher de mauvaises surprises.
L’achat d’un appartement dans une grande ville est donc une opportunité pour le propriétaire bailleur, car la demande locative y est souvent soutenue. Au-delà des performances financières de l’opération, il s’agit d’une diversification patrimoniale intéressante qui ne perdra pas de sa valeur dans le temps, bien au contraire.
Est-il rentable d’investir dans l’immobilier ?
L’investissement locatif peut s’avérer très rentable, à condition de bien se renseigner en amont pour faire les bons choix.
Tout dépend, en grande partie, de la localisation du bien acheté, celle-ci devant être choisie en fonction des projets de l’investisseur. Ses critères seront différents selon qu’il souhaite récupérer son bien lorsque son crédit sera remboursé, ou investir dans plusieurs biens, voire dans un immeuble de rapport.
L’immobilier est une forme de placement, et comme tout placement, il s’envisage à différents horizons, pour des objectifs à moyen ou long terme. Un particulier qui souhaite diminuer sa fiscalité à court terme ne verra pas la rentabilité de son investissement de la même manière que celui qui cherche à se constituer un patrimoine stable en vue de préparer sa retraite.
Selon l’objectif souhaité, il peut être tout aussi rentable d’investir dans une petite ville en développement présentant un bon taux de rendement, que dans une grande agglomération avec un taux de rendement faible, mais une possibilité de plus-value importante une dizaine d’années après l’achat.
Pour un premier investissement locatif, il est judicieux de bénéficier des conseils de professionnels, qui sauront vous accompagner au mieux et vous permettront de concrétiser votre projet. Les conseillers en immobiliers SEDELKA sont spécialisés dans les opérations de promotion immobilière. Acheter un appartement dans un programme neuf présente de nombreux avantages financiers, pratiques et patrimoniaux :
- Construction dans le respect des dernières normes de la construction, offrant des performances énergétiques inégalables. Cela signifie un certain confort et de sacrées économies pour les habitants ;
- Garanties constructeur sécurisantes pour les éventuels défauts ou malfaçons (garantie décennale, garantie biennale, garantie de parfait achèvement) ;
- Frais de notaire réduits ;
- Aide et avantages fiscaux (prêt à taux zéro pour les primo-accédants, TVA réduite, LMNP, dispositif Jeanbrun) ;
- Charges d’entretien minimales ;
- Absence de travaux pour les années à venir ;
- Attractivité du bien à la location comme à la revente.
Que vous soyez à la recherche d’un appartement en ville, à la campagne ou en bord de mer, SEDELKA vous propose une sélection de programmes immobiliers neuf en Normandie, en Bretagne, en Île-de-France, en Centre-Val-de-Loire ou en région Auvergne-Rhône-Alpes.
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